Si le jazz aime les lieux qui ont une âme, alors Peillon lui offrait ce soir-là un écrin presque idéal.
Au cœur du village, suspendu entre pierre, ciel et lumière, Hugo Lippi est venu présenter Olha Maria, son dernier projet, entouré de Laurent Vernerey à la contrebasse, Denis Benarrosh à la batterie, et du jeune Noé Huchard au piano, appelé à remplacer Gaël Rakotondrabe.
Et quelle belle surprise.
Noé Huchard, révélation des Victoires du Jazz 2026, n’a pas simplement “remplacé” : il s’est glissé dans la musique avec une maturité, une écoute et une élégance qui ont immédiatement trouvé leur place. Une présence fine, vivante, jamais démonstrative, parfaitement en dialogue avec la guitare d’Hugo Lippi.
Avec Olha Maria, Hugo Lippi signe un voyage intime autour des musiques qui l’habitent : le Brésil de Jobim, la chaleur du son analogique, l’esprit des grandes heures du jazz des années 60/70, mais aussi la chanson, la folk, le classique, et ses propres compositions.
En live, cette musique prend une autre dimension. Elle respire. Elle circule. Elle se pose sur les pierres de Peillon comme si elle avait été écrite pour ce décor.
Dans notre échange, Hugo Lippi nous raconte ce projet comme on ouvre un carnet de souvenirs : une histoire de son, de goût, de transmission, de mélodies aimées et de guitare qui chante sans jamais forcer.
Un moment suspendu, à l’image de ce festival : simple, exigeant, profondément musical.

