Rendez-vous incontournable de l’été marseillais, le Marseille Jazz des Cinq Continents fait chaque année résonner le jazz dans plusieurs lieux emblématiques de la cité phocéenne. Festival ouvert sur le monde, il défend une programmation à la fois exigeante, populaire et décloisonnée, où se rencontrent grandes figures internationales, artistes confirmés et nouvelles voix de la scène contemporaine.
Au Parc Henri Fabre, la soirée réunissait Célia Kameni, José James & China Moses et Kassa Overall, dans un esprit fidèle à l’identité du festival : faire dialoguer le jazz avec la soul, le groove, le hip-hop et les musiques actuelles.
Parmi les temps forts de la soirée, Célia Kameni a particulièrement marqué les esprits. Artiste généreuse, lumineuse et tout en douceur, elle a su créer d’emblée une véritable proximité avec le public. Par sa présence, son adresse directe et sa manière d’habiter la scène sans jamais forcer l’émotion, la chanteuse a installé un climat rare, à la fois intime et profondément vivant.
Sa voix, d’une richesse remarquable, traverse les nuances avec une grande liberté. Tour à tour délicate, enveloppante puis saisissante dans ses envolées, elle capte l’attention avec une intensité naturelle. Son univers, aux frontières du jazz, de la soul et d’une sensibilité plus folk, invite à l’écoute, au lâcher-prise et à la contemplation.
Dans le cadre verdoyant du Parc Henri Fabre, le concert a pris des allures de parenthèse suspendue. Un moment apaisant, habité, d’une grande élégance, qui laisse derrière lui une sensation de sérénité bien après les dernières notes.
Avec cette soirée, le Marseille Jazz des Cinq Continents confirme son rôle essentiel dans le paysage des festivals du Sud : un lieu de circulation des esthétiques, de découvertes et de rencontres, où le jazz continue de se réinventer au présent.

